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Sep 19 2008

Les blogs en question sur la une: pistes de reflexion

Published by Thomas under journalisme

Le reportage de Frank Istasse sur les blogs dans « question à la une » vient de secouer une partie de la blogosphère belge. J’ai décidé de mettre aussi mon grain de sel.

Je suis surpris par la façon dont le sujet a été traité. Que tout n’est pas rose sur internet, qu’il existe des dérives et des questions à se poser sur les modèles en devenir, cela relève de l’évidence et il est toujours bon de les mettre en lumière. Mais jeter le bébé avec l’eau du bain relève de la mauvaise foie et du mauvais traitement journalistique. Tout au long du reportage on sent que le web est pris comme une de masse informe d’individus, la bave aux lèvres prêts à mordre les gentils et pauvres innocents journalistes. Mais pas un chouia d’auto-critiques. C’est faire preuve de peu de discernement.

Avec ce petit paragraphe je ne fais que marquer mon accord avec Charles, François, Jean-Yves, Zoltan, Eric et Molenews.

Le vrai problème vient de la question de départ. Opposer les blogueurs aux journalistes n’a pas de sens. Il existe autant de manières de bloguer qu’il existe de blogueurs , de même que les journalistes sont loin d’être un corps professionnel uniforme (Cfr la différence entre la DH et le Monde diplo).
Un blog et par extension le web ne sont que des outils techniques et non pas une philosophie. Etre blogueur veut juste dire que l’on utilise un outil avec lequel de multiples choses sont possibles. C’est aussi confus que dire « je fais de la télé »; c’est aussi varié que faire le moulin à paroles dans « Allo cadeau » sur RTL que de présenter une émission hyper pointue sur Arte. Mais nulle part dans le reportage il n’est clairement fait mention de quel type de blog, de site web ou de bloggueurs on parle. Il y a un joyeux mélange des genres propice à la caricature.

La question qui aurait du être posée est celle du traitement de l’information. Car c’est bien là que se situe le débat. Comme l’a dit un jour le patron du New York Times: « In ‘Newspaper’, what matters is not ‘paper’ ». Je pense qu’il faudrait plus s’attarder à ce que c’est « news »: c’est quoi l’information? quelle définition lui donner? comment est elle produite? par qui et suivant quel processus? Car c’est bien le statut de l’information et la production de celle-ci qui sont remis en cause par le Web. Si des personnes ont ressenti le besoin de produire de l’info en ligne gratuitement et bénévolement c’est qu’elles n’étaient pas satisfaites de l’offre actuelle.

Je n’ai évidement pas la prétention de répondre à toutes ces questions. Mais pour avancer dans le débat et dans la réflexion, je propose d’identifier en quelques points les principales dérives dans la production de l’information. La plupart de celle-ci sont déjà connues et énumérées par un jeune ket comme moi, cela relève presque du crime de lèse majesté mais personnellement j’ai besoin de cette étape pour avancer.

Cette liste n’est évidemment pas complète, si vous voulez rajouter un point ajoutez le dans les commentaires et je l’intégrerai ensuite dans le billet.

  • Les médias n’arrivent pas à sortir de la circulation circulaire de l’information


source image: ATTAC

C’est Pierre Bourdieu qui a popularisé cette idée suivant laquelle les médias se suivent et se recopient les uns les autres. Je n’ai qu’une petite expérience dans la presse. Mais l’éternelle question dans les salles de rédactions est de savoir ce qu’a fait le voisin et pourquoi on n’a pas traité l’info? On arrive alors à des situations absurdes. Pour vous en rendre compte je vous conseille de mettre dans votre agrégateur côte à côte le flux RSS de La LIBRE du Soir et de la RTBF….c’est révélateur de la faible diversité des sujets. A peu de choses prêt tout le monde parle de la même chose. Alors évidement la valeur de l’information tend vers 0. C’est une loi économique de base: ce qui est en abondance est gratuit ou presque , c’est ce qui est rare qui possède de la valeur. Si tout le monde en parle pourquoi aller sur le site de La libre plutôt que sur celui de la RTBF ou sur un Blog?

L’emballement médiatique est également issu de ce phénomène. Qui se souvient encore qu’en 2005-2006 la grippe aviaire faisait la une des journaux avec une saturation d’informations sur le sujet. Puis petit à petit les articles se sont fait de plus en plus rares, alors que le risque est encore bel et bien présent.

Les blogs ne sont pas exempts de cette dérive, le « Buzz » relié avec tant de docilité n’est qu’une variante de la circulation circulaire de l’information.

  • Produire plus avec moins.

Une lecture régulière d’AFP médiawatch suffit pour se rendre compte que les effectifs de la presse sont en constante diminution. Mais les journaux sont toujours aussi gros et les JT toujours aussi longs. Il faut produire toujours plus toujours plus vite. Difficile d’augmenter la quantité à effectifs moindres sans en faire pâtir la qualité.

Voilà une erreur de calcul monumentale; vouloir arriver à une sorte d’exhaustivité en traitant un maximum de sujets.

Dans une interview du « vers l’avenir » du 9 août 2008, l’ancien patron du titre, Philippe de Thysebaert qui du haut de ses 100 ans a le mérite de pouvoir comparer la situation passée et l’actuelle déclare ceci « Je trouve qu’il font (en parlant des journaux) beaucoup trop de pages. Je n’ai pas les moyens de lire tout cela. Tous les journaux sont concernés ».

Très récemment dans l’atelier des médias Frédéric Filloux, ancien journaliste chez Libé et fondateur du journal 20 minutes prône des rendez-vous moins fréquents mais plus qualitatifs. Il parle d’une édition de l’ordre de trois fois par semaine.

Ce genre de raisonnement peut s’appliquer dans beaucoup de cas et être adapté en fonction de chaque média. Par exemple une actualisation minute par minute d’un flux RSS n’est pas dérangeante, c’est grosso modo ce que fait l’agence Belga, pas d’analyse juste des faits bruts. C’est vite lu et les coûts d’une telle diffusions sont quasi nuls. De même qu’en radio la lecture des gros titres est relativement rapide et peu coûteuse. En télé c’est une autre histoire, il faut des images et ça coûte cher à produire (la matériel, déplacement, le temps du tournage, du montage etc). Souvent les images sont d’un intérêt tout relatif. IL suffit de penser aux nombres de sujets « faits divers » qui se limitent à des plans de la rue et de la maison où se sont déroulés les faits. Il faut mener une réflexion sur la pertinence et la plus value réelle que peut amener chaque médias.

Bref, dans un monde où le cerveau humain est hyper sollicité par des messages de toutes sortes: publicitaire, divertissement, informationnel. Il faut penser à considérer l’adage suivant : « less is more ». Moins, mais plus qualitatif peut se révéler plus fort que plus, mais de faible qualité. Si je vous montre les 1000 photos faites lors d’un reportage vous ne retiendrez rien mais si j’en montre que 10 elles vont avoir plus d’effets.

  • La qualité factuel de l’information

Chaque fois qu’il m’est donné de rencontrer des personnes d’un secteur particulier que ce soit des avocats spécialisés dans la question de l’immigration, des cadres d’entreprise ou de personnes politiques, tous pointent du doigt le manque de rigueur voire les erreurs commises dans le traitement qui est fait des domaines les concernant. On va dire qu’ils défendent leur chapelle et que c’est la liberté de ton des journalistes qui leur déplaît. Non ce n’est pas le cas. Il s’agit soit d’erreurs comme confondre deux types de juridictions ou bien d’erreurs de jugement par méconnaissance du dossier.

Je vais prendre trois exemples:

  • La fausse annonce de la mort d’un petit garçon au JT de 20h00 de TF1.
  • http://www.ozap.com/actu/tf1-erreur-mort-petit-louis-drome/155380

  • L’affaire de la fausse agression d’un jeune fille juive dans le métro traduisant un emballement un peu rapide de toutes les rédactions. Les détails de l’affaire sont ici:
  • http://www.acrimed.org/article1707.html

  • L’affaire de l’annulation d’un mariage parce que la future épouse n’était pas vierge. Une bonne partie de la classe politico-médiatique a hurlé avec les loups. Maitre Eolas met un peu d’ordre:
  • http://www.maitre-eolas.fr/2008/05/30/969-n-y-a-t-il-que-les-vierges-qui-puissent-se-marier

    Cela est une des conséquence des conditions de travail issues du « produire plus avec moins ». Soumis à des pressions de production, les journalistes ne prennent plus le temps de la vérification, dépêche AFP faisant foi. Mais je ne pense pas que ce soit la seule explication. Le manque d’auto-critique efficace, dans le sens suivi de faits est quasi nul dans la profession. Les conséquences sont dramatique d’une part la confiance dans les journaliste est faible mais de plus en plus de secteurs « méprisent » de plus en plus les journalistes.

    Confiances dans les journalistes

    source: legermarketing

    Il est évident que personne n’est parfait, l’erreur est humaine. Mais peu sont les journalistes à admettre leurs propres erreurs. A ce niveau là je pense que les médias traditionnels ont énormément à apprendre de la culture du web qui est plus transparente. La majorité des bloggeurs à qui l’on signale une erreur la corrige en faisant amende honorable.

    • Manque d’innovations.
    • Les grands rendez-vous de l’information ont peu changé au court du temps. Lorsque je regarde un JT d’il y a 20 ans, la différence ne saute pas aux yeux (à part le look du présentateur et le décor). Les codes sont restés figés. Il ne faut donc pas s’étonner que les gens soient à la recherche d’autres formes, de façons différentes de produire de l’information. A cet égard Diederick Legrain qui est démoli dans le reportage de la RTBF a le mérite de l’innovation, son « produit » est original et apporte une réelle plus value (Après on peut être d’accord ou pas d’accord sur la démarche, c’est un autre débat).

      La lecture de Wikinomics est éclairante quant à l’apport que le Web peut avoir sur l’innovation

    Le Web est il la réponse à tout, le Graal absolu?
    Bien évidement que non. Il y a beaucoup de questions qui se posent dont certaines ont été soulevées dans le reportage de QALU. Le média est jeune et il doit encore être apprivoisé . A cet égard je vous conseille fortement la lecture du livre de Francis Pisani qui met bien en lumière toutes les questions qui se posent.
    Je me permet d’insister encore une fois sur le caractère un peu caricatural de ce billet mais pour la clarté du propos, il me paraissait nécessaire de l’exposer ainsi. Et puis si je prend le temps de la critique c’est que je suis un passionné et convaincu de l’utilité du journaliste et du journalisme.

    PS: Voici la réponse de Frank Istasse aux salves vitriolesques de la blogosphère et des commentaires:

      Beaucoup nous accusent de nous vanter de détenir la vérité absolue, nous les journalistes et de tourner en ridicule la blogosphère et les internautes. Cela n’a jamais été notre intention. Nous ne poursuivons pas un but, nous ne défendons pas une cause et il ne s’agissait en aucun cas d’un réflexe corporatiste. J’en veux pour preuve, le reportage de “Questions à la Une” que j’ai réalisé la saison passée et qui s’intitulait “Les journalistes disent-ils toujours la vérité ?”. Nous y expliquions qu’il ne faut jamais prendre comme vérité absolue ce qu’on vous raconte : qu’il s’agisse des télés, des radios, de la presse écrite. Hier nous avons tenté de faire la même chose mais avec le net. Et tant pis si la manière a été ressentie comme brutale par la bloggosphère. Je serai présent vendredi matin dans l’émission radio “Intermédias” pour répondre aux questions que mon reportage suscite sur la toile. Mais il serait peut-être intéressant de trouver un moyen suplémentaire pour “aller plus loin” et essayer de construire un débat par rapport à toutes ces interrogations. Toutes vos suggestions sont les bienvenues.

      Merci de votre attention

      Franck Istasse

      Mais il serait peut-être intéressant de trouver un moyen suplémentaire pour “aller plus loin” et essayer de construire un débat par rapport à toutes ces interrogations. Toutes vos suggestions sont les bienvenues.

      Je me dis que ce qui serait pas mal ce serait que les médias traditionnels engagent des jeunes passionnés de journalisme et qui ont une expérience du web et du blogging afin de remuer les idées reçues au sein des rédactions. En quelques sortes mettre le loup dans la bergerie. C’est pas une idée qu’elle est bonne? Et le fait que je sois en recherche de boulot est évidemment complètement étranger à cette proposition.

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    Sep 03 2008

    Interview de Philippe Couve

    Published by Thomas under Uncategorized

    Dans la même lignée des interviews que j’ai réalisées chez Rue 89 et Mediapart voici l’interview de Philippe Couve responsable de l’émission l’atelier des médias sur RFI. L’interview date du 18 août, j’ai seulement eu le temps de les mettre en ligne aujourd’hui.

    Je commence par poser des questions sur l’émission elle-même pour ensuite parler du journalisme en général.

    Part 1 (12′42 min)

    Philippe Couve-l’atelier des médias part1
    envoyé par leblogdetom

    Part 2 (12′15)

    Philippe Couve-l’atelier des médias part 2
    envoyé par leblogdetom

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    Aug 10 2008

    Petit tour des rédactions parisiennes: acte 1

    Published by Thomas under journalisme

    Il ne reste plus qu’un peu de toilettage à faire, un titre à trouver et mon TFE est fini, pfiouuuu…j’ai cru que je n’arriverais jamais au bout. Il est donc temps de s’attaquer aux choses sérieuses :-).

    Charles a relancé le débat passionnant et sans fin de l’avenir de la presse, je lui ai répondu en partie dans mon précédent billet. Cela m’a donné envie d’alimenter le débat. Je vais profiter de mon passage à Paris jusqu’au 17 août pour essayer d’interviewer les responsables des nouvelles initiatives de journalisme qui sont apparues ces derniers mois à Paris.

    Ma petite liste:

    Attention je ne fais aucune promesse, je suis conscient que c’est les vacances et que le timing est serré. Je ne sais pas dans quelles mesures j’arriverais à remplir mon objectif. Voilà où j’en suis:

    • J’ai déjà envoyé des mails ou laissé des messages à Daniel Shneiderman, Edwy Plenel et John Paul Lepers.
    • Pour ceux qui suivent ce blog savent que je suis un fan inconditionnel de XXI malheureusement le Rédacteur en Chef Patrick de Saint-Exupéry est en vacances.
    • Pierre Haski est également absent (il est à Pekin) mais heureusement je suis tombé sur Arnaud Aubron un des membres fondateurs de Rue 89, je le rencontre mardi. Si vous avez des questions à lui poser n’hésitez pas à laisser un commentaire ou envoyer un mail: blogdetom@gmail.com

    UPDATE: Mardi à 11HOO j’ai également rendez vous avec Edwy Plenel.

    UPDATE 2: Chez  http://www.bakchich.info/, la majorité de l’équipe est en vacances dont les membres fondateurs. Donc pas d’interview de ce côté là

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    Aug 04 2008

    La presse en question: réponse à Charles

    Published by Thomas under journalisme

    Je suis en pleine rédaction de mon TFE (Travail de fin d’études) ce qui explique le silence de ce blog.

    Je ne résiste cependant pas à vous conseiller la lecture d’un très bon billet de Charles Bricman qui parle de l’évolution de la presse et donne quelques conseils. C’est d’autant plus intéressant que Charles a été journaliste durant les années 70, ce qui lui permet de jeter un coup d’oeil dans le rétroviseur et faire des liens entre les pratiques d’hier et la situation actuelle.

    Je reviens sur deux points:

    Plus important encore, j’abandonnerais une idée farfelue qui m’a souvent perturbé, comme journaliste de base: la volonté d’être “complet”. J’ai eu un rédacteur-en-chef que je ne citerai pas (R.I.P.) qui tous les matins, faisait le tour de la rédaction en demandant pourquoi on avait raté, dans la dernière édition, la nouvelle que publiait fièrement un concurrent. Je considérais qu’il aurait mieux fait d’inverser le raisonnement et les priorités: pourquoi n’avions-nous, à quelques nuances près, que la même matière que les autres?

    La volonté d’être complet, pour un journal, n’est qu’une forme parmi d’autres de conformisme. C’est une attitude moutonnière et défensive. Elle ne consiste pas à donner au public une bonne raison d’acheter votre canard plutôt qu’un autre, mais à lui en donner une mauvaise de ne pas acheter cet autre plutôt que le vôtre…

    C’est un des aspects qui m’avait le plus exaspéré lors de mes différents stages dans des organes de presse. Je ne me gênais pas pour le dire, mais j’avais l’impression de parler dans le vide…ok je l’ai plus que probablement fait maladroitement. Je me souvient même d’un rapport de stage à charge qui en substance développait cette idée et je m’étais fait recalé¹…Ah que ça fait du bien de l’entendre, merci Charles :-)

    Par contre je suis pas d’accord avec ceci:

    Et le plus important, c’est que ces choix ne doivent pas être faits sur une impulsion ou sur une passion, comme un blogueur, mais en fonction de vos lecteurs. De quoi ont-ils besoin ou envie? De la politique? Donnez en leur. Beaucoup et de la bonne. Des faits divers, de la bourse, de la culture? Idem.

    - Comment savoir ce que veut le lecteur? En regardant ce qui se vend? Dans ce cas, une paire de seins mélangée à un fait divers bien crapuleux et saupoudré d’un peu de la vie des stars, constitue la meilleure formule. Elle est appliquée avec succès par le tabloid The Sun et dans une moindre mesure la DH. En faisant un sondage? c’est peu fiable. Suivant une enquête de télérama, Arte est la chaine qui après TF1 correspond le plus aux attentes des Français.Et pourtant Arte reste dans la fourchette des 5% d’audiences.

    Je suis d’accord que le choix d’un sujet ne doit pas être guidé par une impulsion soudaine mais le choix doit être réflechi et pas guidé par “ce que veux le lecteur”.Pour la simple et bonne raison qu’il n’est pas possible de savoir ce que veux le lecteur.

    - De plus, je pense que les services d’informations (termes proposé par Charles) doivent avoir une sorte de mission d’éducation permanente et pas uniquement vendre de la pub. C’est à dire utiliser la meilleure façon d’informer le citoyen afin qu’il puisse évoluer en démocratie en toutes connaissances de cause et au final poser un vote réfléchi. Je sais cela est très utopique, il y a tout un contexte économique qui rend cela quasi impossible mais laissez moi réver un peu :-).

    Attention cela ne veut pas dire faire un produit rébarbatif, c’est simplement remettre en question les idées reçues tant au niveau du fond que de la forme. Un très bon exemple c’est le magazine XXI. La démarche n’a pas été de savoir a priori ce que veux le lecteur mais qu’est ce qui manque dans la presse? Les fondateurs ont appliqué toutes les idées reçues sur la presse…mais à l’envers. Et le public est au rendez-vous.

    Est-ce pour cela qu’il faut s’enfermer dans une tour d’ivoire avec le prétention d’un savoir universel, surement pas. Un dialogue et une interaction avec les lecteurs sont évidement capitaux. Je souscris à 100% à l’idée suivant laquelle un journaliste doit être “médiateur de conversation” (je pense que le concept est de Jeff Jarvis). Ce que je dis c’est que le choix de la conversation doit être réfechi et pas issu d’une boule de cristal qui va nous dire “ce que veut le lecteur”.

    1 Pour être tout à fait honnête c’étais plus le caractère pamphétaire du rapport qui m’était reproché. Mais j’avais raisons :-). Le plus grave c’est qu’aucun de mes cours de journalisme à l’IHECS n’a soulevé cet aspect.

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    Jul 10 2008

    Une video promotionnelle de Mobistar pour l’Iphone…

    Published by Thomas under journalisme

    …ah pardon…c’est une vidéo de la Libre Belgique. Et le journalisme dans tout ça?…Ah oui en crise.

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