Je viens de faire une découverte qui n’en n’est pas une: l’argent est créé par la dette. Si vous n’avez pas de notions d’économie ça ne doit pas vous évoquer grand chose, personnellement il m’a fallu 20 min avant de comprendre. J’ai du regarder le film d’animation “l’argent-dette” qui m’a pris par la main et m’a expliqué ce dont il s’agissait.
Attention: il s’agit d’un documentaire à forte empreinte idéologique avec une bonne vielle théorie de la conspiration qui pointe son nez vers la toute fin du film. Il comprend également une série de fausses informations.
Pour un décryptage je vous invite chez:
Il reste tout de même une qualité pédagogique dans l’explication d’un phénomène ignoré de beaucoup.

Tom!
Cette vidéo est un hoax et, probablement, de la propagande fascisante. La “qualité pédagogique” est mise ici au service de l’intox. C’est la face vicieuse d’internet. J’ai moi aussi reçu cette vidéo à diffusion virale et sûrement pas innocente.
Le terme “bankster”, vous savez qui l’a inventé? Léon Degrelle.
“Il est encore fécond, le ventre qui engendra la bête immonde”.
Sur le fond, maintenant, il n’y a rien de nouveau là-dedans: le crédit crée de la monnaie depuis que la banque existe. Il n’y a que l’inculture économique abyssale de nos contemporains pour “découvrir” ça comme ça.
Réfléchissez un moment: vous achetez une télé à crédit, qu’est-ce que ça veut dire? Que vous n’avez pas l’argent mais que vous allez le gagner dans l’avenir. La banque vous l’avance en échange d’une créance sur vos moyens à venir. Il y a donc création monétaire puisqu’on vous prête pour le dépenser de l’argent que vous n’avez pas encore et qui n’est évidemment “enlevé” à personne.
Cette créance, c’est pour la banque un élément d’actif (un emploi) auquel correspond évidemment, au bilan, un élément de passif (une ressource), c’est-à-dire soit des fonds propres (capital + réserves), soit des dettes (emprunts qu’elle a contractés et dépôts à vue ou à terme de sa clientèle).
Le problème d’aujourd’hui, c’est que les banques ont trop de mauvaises créances (trop d’emprunteurs sont incapables de rembourser leurs crédits), ce qui fait baisser leurs fonds propres et les forcent à se recapitaliser… ou les conduit à l’insolvabilité si elles n’y arrivent pas. Ce qui est en cause dans la crise que nous connaissons, c’est une mauvaise gestion des risques par les banques, sûrement pas un “complot” qui n’existe que dans la tête des malades, des ignorants et des escrocs intellectuels.
@Charles: Je suis d’accord sur l’aspect propagande de la vidéo. Et je ne souscrit évidement pas une seconde à une pseudo-théorie du complot. Je le mentionne d’ailleurs clairement dans mon billet en renvoyant vers des analyses de fond.
“Sur le fond, maintenant, il n’y a rien de nouveau là-dedans”
Tu as entièrement raison (je fais mention d’une découverte qui n’en n’est pas une). Mais c’est seulement vrai pour une personne qui a un minimum de background économique.
“Il n’y a que l’inculture économique abyssale de nos contemporains pour “découvrir” ça comme ça.”
Je ne peut qu’être d’accord, je fais partie des ignorants.Il s’agissait d’un mécanisme qui malgré 5 ans d’études supérieur m’était complètement étranger et j’imagine que je ne suis pas le seul.
Donc je persiste et signe sur le mérite de cette vidéo à le mettre en lumière et à l’expliquer clairement. Alexandre Delaigue, le professeur d’économie invité dans l’émission arrêt sur image, avoue lui même qu’il s’agit là d’un bon moyen de comprendre un mécanisme qu’il a tant de mal à expliquer à ses élèves.
Après il faut faire preuve de discernement et les clés de décryptages sont à un clic de souris.
@Charles:
L’alerte face au côté prosélytiste de la vidéo était en effet bel et bien présente dans le billet l’accompagnant.
Par contre vous vous contredisez en affirmant qu’elle a à la fois un côté pédagogique et lamentablement trivial. C’est là toute la tristesse de notre société, la majorité ne connaît rien à des éléments qui sont basiques et devraient être enseignés à l’école. Il n’y a pas contre rien de lamentable à vouloir expliquer cela au plus grand nombre, même si pour cela il faut tomber dans la vulgarisation. Après, que cela soit tout à fait juste et neutre…
Si seulement c’était enseigné ouvertement on n’aurais pas à ce demander où se trouve la frontière entre pédagogie et prosélytisme.
Dans tous les cas certaines idées rejoignent un autre document, beaucoup plus long et beaucoup plus tendancieux (moi aussi, je vous préviens ;)) et que vous trouverez dans la troisième partie de ce documentaire de 3 heures:
http://www.zeitgeistmovie.com/
Pedrock (www.opiniatre.net)