martine aime les lasagnesCes derniers jours, le monde agro-alimentaire est secoué par le scandale des lasagnes bolognaise de la marque Findus. Celles-ci soit disant “100 % pur boeuf” contenaient de la viande de cheval.

Disons le tout de suite, il ne s’agit pas d’un scandale équivalent à la contamination de la viande à dioxine , représentant un réel danger pour le consommateur. Il s’agit “simplement “ d’une erreur d’étiquetage. C’est comme manger un yogourt à la fraise au lieu d’un yogourt à la vanille. C’est pas cool si vous n’aimez pas la fraise, mais il n’y a pas mort d’homme.

Ce que cette affaire met dramatiquement en lumière c’est la perte du lien producteur/consommateur. Avec le développement de techniques de plus en plus sophistiquées l’industrie agro-alimentaire a mis à notre disposition des aliments de plus en plus “prêt à l’emploi’ c’est pratique, facile, souvent très abordable et pour certains pas mauvais. J’ai été un grand consommateur de plat tout préparé, 5 min au micro-onde et hop vous avez mangé, génial! Seulement cela vient à un prix, on ne sait pas ce que l’on mange.

C’est une chose de ne pas être malade après avoir mangé, cela en est une autre de se nourrir avec des produits de qualité. Dans un plat tout préparé vous ne goûterez pas la différence entre un poulet industriel et un poulet élevé aux grains en plein air. Impossible également de connaitre la qualité des autres ingrédients (légumes, etc) . Les “chimistes du goût” sont tellement performants, c’est sans problème qu’ils vous font prendre des vessies pour des lanternes. De plus quid de la quantité d’antibiotiques et autres crasses que comportent ces produits.

Nous devons retrouver un lien plus direct entre le producteur et le consommateur, en Belgique il y a l’initiative efarmz qui semble prometteuse (je n’ai jamais testé). Pour ma part je suis en train de monter un projet de vente en ligne de produits du terroir marocain qui va suivre cette philosophie (la genèse du projet est ici).

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Samedi 15 décembre, le site web de la Société Générale Maroc ne fonctionne plus. Je le fais savoir sur Twitter et c’est quelqu’un de Société Générale France qui répond… Délocalisation en sens inverse ?

 

 

 

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L’entreprise consciente

Tout cours de microéconomie commence par nous apprendre que le but d’une entreprise est de maximiser ses profits.

J’ai envie de proposer un chemin un peu différent. Sans doute pas révolutionnaire, mais j’ai besoin de poser ces quelques mots.

Je pense que l’entreprise au même titre que la politique, a un énorme pouvoir et donc une grande responsabilité dans la mise en place d’un bien vivre au sein de la Cité.

Une entreprise se doit d’être rentable, cela est évident. En revanche, ce qui peut être remis en cause c’est son but. Non,  une entreprise ne doit pas avoir comme seul horizon la maximisation de ses profits. Les profits doivent être une conséquence d’une vision plus humaniste.

Je propose la notion d’entreprise consciente1. C’est à dire l’entreprise consciente de l’importance du rôle et de l’influence qu’elle a sur ses employés , son environnement et ses clients. Cela va au delà d’un département RSE, il faut une démarche appliquée dans le quotidien de l’entreprise.  Une étude d’Echo Research relayé par le site Influencia semble d’ailleurs confirmer que cette vision est de plus en plus intégrée par les chefs d’entreprises. Extrait:

(Ndlr: la RSE) Elle est passée du simple écoblanchiment à un facteur de réussite essentiel pour l’entreprise, suscitant l’innovation et le changement afin de regagner la confiance des consommateurs-citoyens et de valoriser les entreprises à long terme. Des progrès notoires ont été réalisés en un temps relativement court, mais la route est encore longue. Les structures et les systèmes internes doivent évoluer pour mieux s’aligner sur les intérêts de l’entreprise».

 

Voici les grandes lignes d’une réflexion en cours:

Les employés

Une entreprise qui prend soin de ses employés est une entreprise plus créative, plus innovante et donc plus rentable. Une étude relayé par le New Yor times le confirme:

“Conventional wisdom suggests that pressure enhances performance; our real-time data, however, shows that workers perform better when they are happily engaged in what they do.”

Le bon sens nous fait dire que quelqu’un d’heureux est plus efficace que quelqu’un mis sous pression, angoissé et stressé. Cela demande de la confiance, une organisation plus horizontale, plus fluide. Certains poussent la confiance très loin en offrant des Vacances illimitées.

L’environnement

Son environnement. A prendre au sens large. Il est illusoire de croire que l’entreprise fonctionne isolée dans son coin. Elle fonctionne dans un écosytème complexe avec des ressources planétaires limités.

La production ne doit pas être considérée un événement linéaire: de la matière première rentre et il en sort un produit fini. Le souci de ce qui se passe avant (d’où vient la matière première?) et après (que devient mon produit?) est essentiel. C’est la thèse principale défendue dans l’ouvrage The New Capitalist Manifesto: Building a Disruptively Better Business

Clients

Voir les clients  comme des vaches à traire par tous les moyens possibles n’est pas tenable à long terme. Le comble de cette vision c’est l’obsolescence programmée , un mouvement du design industriel (Sur le sujet a voir : le reportage prêt à jeter ) où l’intelligence humaine est utilisée afin de rendre les produits plus fragile afin qu’ils se cassent plus vite, pour un taux de remplacement plus important. La surconsommation à son paroxysme.

Le client est un partenaire, il faut le voir comme tel. Sans clients, pas d’entreprise et pas de revenus. Sans entreprises pas de produits et services pour monsieur et madame tout le monde. La question c’est comment rendre cette relation win-win.

Si vous avez des exemples d’entreprises consciente laissez un commentaire.

 

Crédit photo: Ben Heine

  1. A la fin de l’écriture de cet article, j’ai découvert qu’il existait un livre avec ce titre. Je ne l’ai pas lu, voici:L’entreprise consciente : Comment créer de la valeur sans oublier les valeurs
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Je viens de terminer une super dilogie d’Antoine Bello: “les falsificateurs” et “les éclaireurs”. C’est fin, intelligent et fortement addictif. L’intrigue digne d’un bon thriller, rend l’arrêt de la lecture difficile. Au-delà d’une bonne construction narrative, le propos est intelligent. A plusieurs reprises le roman éclaire des problématiques sous un angle original, ce qui titille gentiment les neurones. Vous l’aurez compris, j’ai adoré et je vous en recommande fortement la lecture.

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