Ces derniers jours, le monde agro-alimentaire est secoué par le scandale des lasagnes bolognaise de la marque Findus. Celles-ci soit disant “100 % pur boeuf” contenaient de la viande de cheval.
Disons le tout de suite, il ne s’agit pas d’un scandale équivalent à la contamination de la viande à dioxine , représentant un réel danger pour le consommateur. Il s’agit “simplement “ d’une erreur d’étiquetage. C’est comme manger un yogourt à la fraise au lieu d’un yogourt à la vanille. C’est pas cool si vous n’aimez pas la fraise, mais il n’y a pas mort d’homme.
Ce que cette affaire met dramatiquement en lumière c’est la perte du lien producteur/consommateur. Avec le développement de techniques de plus en plus sophistiquées l’industrie agro-alimentaire a mis à notre disposition des aliments de plus en plus “prêt à l’emploi’ c’est pratique, facile, souvent très abordable et pour certains pas mauvais. J’ai été un grand consommateur de plat tout préparé, 5 min au micro-onde et hop vous avez mangé, génial! Seulement cela vient à un prix, on ne sait pas ce que l’on mange.
C’est une chose de ne pas être malade après avoir mangé, cela en est une autre de se nourrir avec des produits de qualité. Dans un plat tout préparé vous ne goûterez pas la différence entre un poulet industriel et un poulet élevé aux grains en plein air. Impossible également de connaitre la qualité des autres ingrédients (légumes, etc) . Les “chimistes du goût” sont tellement performants, c’est sans problème qu’ils vous font prendre des vessies pour des lanternes. De plus quid de la quantité d’antibiotiques et autres crasses que comportent ces produits.
Nous devons retrouver un lien plus direct entre le producteur et le consommateur, en Belgique il y a l’initiative efarmz qui semble prometteuse (je n’ai jamais testé). Pour ma part je suis en train de monter un projet de vente en ligne de produits du terroir marocain qui va suivre cette philosophie (la genèse du projet est ici).



